
Quels sont les outils d’IA générative les plus utilisés ?
Entre aubaine pour les entreprises et source de questionnements éthiques pour certains, depuis le lancement de ChatGPT (OpenAI) fin 2022,
Si l’intelligence artificielle s’est imposée comme un véritable domaine scientifique à travers le monde en 1956, ce n’est qu’avec l’introduction de ChatGPT, fin 2022, que cette dernière est rentrée dans les usages du grand public. Face au succès florissant de l’agent conversationnel d’Open IA, l’intelligence artificielle fait désormais partie intégrante du quotidien des particuliers et des entreprises.
Le pari de l’IA ? Créer des systèmes capables de réaliser des tâches qui nécessitent normalement l’intelligence humaine. Mais l’arrivée de l’IA générative a bousculé le marché de l’intelligence artificielle. Désormais, la technologie n’est plus seulement capable d’imiter l’intelligence humaine, mais également de tirer des enseignements de son expérience.
Mais dans quelles mesures l’IA générative diffère-t-elle de l’intelligence artificielle traditionnelle ? Quel est son potentiel de transformation et quels sont les enjeux qu’elle soulève ? Les experts Inaubi explorent les différences entre l’IA traditionnelle et l’IA générative et répondent à toutes vos questions.
L’intelligence artificielle traditionnelle se concentre sur l’exécution de tâches spécifiques en suivant des règles ou des algorithmes prédéfinis. Pour fonctionner, ces systèmes apprennent à partir d’une importante quantité de données, leur permettant de prendre des décisions ou de réaliser des prédictions.
En 2016, le programme AlphaGo battait le champion du monde de go, marquant un tournant majeur dans l’histoire de l’intelligence artificielle. Le logiciel n’a toutefois pas réinventé la manière de jouer : il a été capable de comprendre les règles et de mettre en place des stratégies efficaces, qui se sont pour la première fois montrées supérieures à celle d’un cerveau humain.
L’IA traditionnelle offre une aide bienvenue dans de nombreux domaines :
Sans que l’on ne le sache toujours, l’IA traditionnelle est au cœur de nos vies quotidiennes et utilisée dans divers domaines.
Plus que d’apprendre avec les données qui lui sont fournies, sur la base de modèles stockés dans une base de données, l’IA générative raisonne en fonction de ces mêmes données et se corrige si ses raisonnements sont erronés.
Non seulement l’IA générative imite l’intelligence humaine, mais elle génère également de nouveaux contenus comme des images, des textes, de la musique, des vidéos ou des applications et des sites Web. En analysant une vaste quantité de données, cette dernière produit des contenus uniques, ouvrant les champs d’applications de l’IA à des domaines artistiques.
Le Machine Learning, inspiré du fonctionnement du cerveau humain, est la pierre angulaire du fonctionnement de l’IA générative. Cette dernière dispose de Réseaux Antagonistes Génératifs, ou GANs, des modèles d’apprentissage automatique non supervisés. Les réseaux sont composés de plusieurs couches interconnectées qui traitent et transforment les informations, à la manière des neurones d’un cerveau humain. Les GANs créent de nouvelles données réalistes à partir d’exemples d’apprentissage.
Forte de sa capacité unique à créer de nouvelles instances de données, l’IA générative se prête à diverses applications intéressantes dans de nombreux domaines :
L’IA traditionnelle et l’IA générative ont toutes deux des champs d’application différents. Alors que la première permet d’automatiser certaines tâches et de créer des outils d’aide à la décision, la seconde imite ce qu’elle a observé dans les données qui lui ont été injectées et créer du contenu inédit.
Alors que l’IA traditionnelle répond aux requêtes, l’intelligence artificielle générative prend des initiatives et génère de l’information.
Extrêmement performante dans les domaines où les règles sont bien définies, comme les domaines financiers, l’IA traditionnelle offre une fiabilité accrue. Cette dernière apprend en effet à partir d’exemples spécifiques et s’appuie sur des données étiquetées, ce qui garantit un certain degré de précision dans les résultats.
Les décisions prises par une intelligence artificielle traditionnelle, basée sur un apprentissage supervisé et des règles explicites, sont d’une manière générale aisément interprétables et offrent davantage de transparence. Les développeurs peuvent en ce sens mieux contrôler les actions et les résultats des systèmes, notamment dans les situations critiques où les erreurs pourraient avoir de graves conséquences.
Toutefois, l’IA traditionnelle présente différentes limites. Une grande quantité de données annotées sont nécessaires à son apprentissage, limitant l’IA à des règles prédéfinies. Elle éprouve en ce sens des difficultés à s’adapter à de nouveaux contextes et présente une certaine rigidité. Par ailleurs, l’IA traditionnelle est en difficulté lorsqu’il s’agit de traiter des données complexes et non structurées, telles que des images ou du texte.
Au contraire, l’IA générative est la petite sœur artistique : elle est capable de produire du contenu textuel, visuel ou sonore original, à partir de très peu d’informations de départ, et de générer des solutions ou des idées où aucune règle n’est pré-établie. Elle se distingue par son adaptabilité accrue, et peut apprendre des motifs complexes à partir de données non structurées, ce qui réduit sa dépendance aux données étiquetées.
L’intelligence artificielle générative se montre par ailleurs particulièrement efficace pour réaliser des tâches de traitement de langage naturel, telles que la génération de texte, la réponse à des questions ou la traduction automatique.
L’IA générative repose cependant sur des systèmes opaques et des réseaux de neurones profonds, rendant difficile d’expliquer pourquoi un modèle a généré un certain résultat. Encore nouvelle, l’IA générative peut manquer de précision et produire des résultats incorrects ou biaisés.
Par ailleurs, les modèles génératifs soulèvent des questions éthiques : ils peuvent être utilisés pour créer des contenus trompeurs tels que des deep fakes, ou renforcer des biais présents dans les données d’entraînement. Enfin, pour fonctionner, les systèmes nécessitent une grande puissance de calcul, et une grande consommation de ressources.
Pour résumer les principales différences entre IA traditionnelle et IA générative, vous pouvez vous référer à ce tableau :
Saviez-vous qu’il existe différentes catégories d’intelligence artificielle ? L’IA conversationnelle, capable de simuler une conversation humaine, repose sur une combinaison de traitement du langage naturel, de modèles de fondation et de machine learning. On la retrouve dans les assistants visuels, les logiciels de synthèse vocale et les chatbots.
L’IA prédictive repose quant à elle sur l’utilisation de modèles et d’algorithmes pour anticiper des résultats et identifier des tendances futures. Ses algorithmes analysent des données historiques et développent des modèles de prédictions. Cette branche est essentielle aux organisations souhaitant prendre des décisions basées sur des précisions fiables.
L’IA descriptive, quant à elle, est conçue pour analyser et décrire de grandes quantités de données afin d’en tirer des conclusions significatives.
La recherche un l’un des secteurs pouvant, à terme, tirer profit de l’automatisation de leurs processus et de l’intelligence artificielle. La médecine, l’astronomie ou les nouvelles technologies pourraient en ce sens bénéficier d’avancées notables.
En s’appuyant sur l’intelligence artificielle pour leur projet Cosmic-Dance, les chercheurs de l’université de Bordeaux ont par exemple été capables d’identifier entre 70 et 170 planètes flottant librement dans l’espace, le plus grand groupe de planètes vagabondes jamais découvertes. Sans l’IA, ce projet n’aurait jamais vu le jour.
Différents enjeux économiques sont également soulevés par l’intelligence artificielle. Sa technologie pourrait générer d’importants gains de productivité, en revanche ses effets sur l’emploi sont encore incertains. Alors que les vagues précédentes de mécanisation concernaient les emplois non qualifiés et les professions intermédiaires, l’IA toucherait cette fois-ci davantage les professions qualifiées et les salariés occupant des postes non routiniers, gérant des tâches parfois abstraites : une première dans l’histoire du salariat.
Sur le plan européen comme au niveau international, la question de l’éthique est toutefois au cœur de tous les débats. Que peut-on soumettre à l’intelligence artificielle sans dépasser les limites de l’acceptable ? Atteinte à la vie privée et utilisation abusive des données, biais algorithmiques et discriminations par l’IA, manque de fiabilité ou de transparence sont autant de questions sur lesquelles la réglementation devra statuer.

Entre aubaine pour les entreprises et source de questionnements éthiques pour certains, depuis le lancement de ChatGPT (OpenAI) fin 2022,

En plein essor, l’IA générative a déjà engagé une révolution sans précédent en améliorant la productivité d’un grand nombre d’entreprises.